mardi 24 juin 2008

A quoi ça rime?


Découvrez Alain Souchon!


Ca faisait très longtemps que ça ne m'était pas arrivé.

Je pense que ça date de la prépa. Une khole de chimie organique. Seul face à mon équation et devant les réprimandes du prof, je m'étais senti comme un nain. Je voulais me cacher, que ça finisse vite. Rentrer chez moi et rebosser.

Depuis, la vie m'avait épargnée. Mais là, ça a recommencé.

Je me rends donc chez la plus grande chaîne privée d'Europe, du côté de Boulogne Billancourt avec Benjamin P. pour présenter le projet sur lequel on bosse depuis 2 mois comme des cons. Et comme on avait reçu in extremis le soutien du service innovation de la chaîne, on y allait confiants. Prêts à les bouffer ces salauds de capitalistes. Avec nous, dans la salle d'attente, cette chère Ariane M. qui oeuvre tous les soirs sur Canal dans le talk show star. Tout le monde se jauge, comme à l'ancienne. Ca rappelle les oraux des concours, ça rappelle cette plénière avec Liam E. Toujours cette putain de boule dans le ventre.

On entre. On commence à parler, à présenter la bête. On parle... 5 minutes. Le n°3 de la chaîne nous interrompt pour nous dire d'aller au but de la chose, de faire plus concis. Premier coup de pression. On accélère, on tente d'argumenter. Après 10 minutes... c'est terminé. L'ami Laurent S. nous arrête définitivement et commence le déchaînement. On a bien bossé dit il. Beaucoup plus que tout le monde. Mais on est loin. Très loin. Trop loin. Son audience rentre fatiguée du boulot, il lui faut des choses simples. Mais il la respecte son audience. D'ailleurs, ce soir, il va regarder Dr. House.

Pour nous, c'est déjà perdu. Les autres le suivent évidemment. Personne n'a rien compris. Pas une question, juste un déchaînement. La scène filmée, ça aurait pu entrer au bêtisier de la Nouvelle Star. L'horreur la plus totale. On essaye d'argumenter, de sortir des chiffres. Ils n'y croient pas. Alors on se tait et on se prend toute l'inertie de la machine de la télévision dans la tronche. La plus jeune de la bande entrevoit tout de même quelque chose mais la parole n'est plus vraiment à elle. On la reverra mais le premier contact a été douloureux.

Le retour a été silencieux et plein de remise en cause. Est ce que tout ça a un sens? Qu'est ce qu'on en a foutre en fait? Comment faire pour rebondir et améliorer la bête? Des bonnes journées de boulot nous attendent dans l'enfer de Gentilly.

Va falloir réduire les ambitions.

Sinon matage du film Friday Night Lights. C'est finalement beaucoup moins bien que la série qui parvient à construire des enjeux récurrents grâce aux matchs. Là, aucun moment pour réellement installer des persos et leurs relations. C'est même moins bien mis en scène que le show en fait, beaucoup moins radical. Reste une vraie utilité sociale sur l'enfer de la midclass américaine.

5 commentaires:

Benjamin a dit…

Ouch ! Mais au moins, vous montez au front. Courage !

GM a dit…

Il y a un FILM FNL???

Noony a dit…

C'est un film à la base! Et ça a été adapté ensuite en série...

C'est avec Billy Bob Thornton.

GM a dit…

incroyable... jamais sorti en france je suppose

Khan a dit…

Noony : je compatis sincèrement. Mais lâchez pas l'affaire.

gm : ouais c'est 2/6.