lundi 28 juillet 2008

Chaud






- The Wire saison 2, c'est la frustration qui se mêle à l'admiration. Il y a évidemment cette écriture qui prend son temps et qui préfère l'installation et l'exhaustivité à l'efficacité d'un 24 ou des Experts. On obtient une espèce de radiographie ultra précise de ce que peut être la mécanique d'une unité de police, et plus généralement de comment fonctionne la communauté d'une ville qui dépérit. Comme je le disais précédemment, on a dans cette saison 2 une intrigue de syndicat et de caisse noire qui n'a rien à envier à ce qui se passe du côté du patronnat de la métallurgie. Les truands ne sont pas ceux qu'on croie, les détournements sont pour le bien collectif. Le perso de Sobotka est hyper riche à ce niveau là.

Mais ça a un inconvénient assez majeur. L'intrigue Barksdale/Stringer Bell continue de courir et avance finalement dans son coin. Elle se relie de temps en temps à l'autre, et à écouter les autres (on s'en doute bien) tout fait partie de la même grande affaire, mais j'en suis ou j'en suis et je trouve frustrant de voir ces deux histoires dissociées avancer de front sans jamais s'entrechoquer, se répondre.

C'est d'ailleurs le principal reproche que je fais aux longs métrages que je lis en ce moment. Les gens ne parviennent pas à mettre de la structure dans leur écriture "chorale". Elle se sied plus à la série télévisée, avec la dynamique de suivi des personnages qu'on aime mais dans le long métrage, c'est suicidaire.

- Mes billets de train sont réservés. Le Gard tremble, le fils prodigue retourne sur la terre de ses exploits.

Simon de Montfort n'a qu'a bien se tenir.

10 jours de vacances ne feront pas de mal. Et puis avec les Jeux Olympiques, je pourrai être constructif comme jamais.

- Guillaume M. m'a convaincu de lire du Alan Moore. J'ai donc volé à mon frère Watchmen et V pour Vendetta. On va voir.



Le baiser sur la joue

Laisse-moi, comme un peu ton frère, te baiser
Sur la joue, ô Savante implacable et moqueuse.
Cache ton sexe avec tes mains de Belliqueuse
Et que veuillent tes seins d’orage s’apaiser.

Ma lèvre, voyageuse de ta chair, se lasse
D’errer sur toi durant les heures… Il est temps
Que je m’endorme et rêve entre tes bras contents
Dont la nonchalance à ma nudité s’enlace.

Laisse en toute pitié que pose ton amant
Sa bouche sur ta joue imprévue, en dormant
Fraternel et gisant contre toi sans un geste.

Et ces lèvres seront si franches, que sur nous
S’attendrira comme un obscur parfum d’inceste,
Et que, honteuse, tu fermeras tes genoux.


2 commentaires:

Olivier a dit…

Concernant The Wire, ne t'attends pas à ce que les deux histoires soient liées hein... Disons qu'il y a des "connexions", mais cette progression en parallèle trouve sa justification par la suite.

Concernant Moore, Guillaume M. a raison.

Benjamin a dit…

Et si tu es sage, tu pourras peut-être lire Filles Perdues.